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Apprendre dans le bus avec un Ipod

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     À l’École des mines de Nantes, on découvre les cours enregistrés sur baladeurs numériques. Une pratique courante aux USA.
    « Il m’est arrivé d’apprendre en cuisant des pâtes… Mais on peut facilement bosser dans un bus. » Étudier où l’on veut et quand on veut. Valentin Müller et huit autres étudiants de 4e année de l’École des mines de Nantes viennent de tenter l’expérience. Adieu polycopiés et cours magistraux. En décembre, Martin Richard, professeur d’informatique, leur a distribué des Ipod Touch, ce nouveau baladeur d’Apple tout juste arrivé sur le marché français. C’était parti pour une tournée de « baladodiffusion », un mode d’enseignement de plus en plus courant aux États-Unis. Dans ce pays, presque toutes les universités proposent des cours sous forme de podcast (nom utilisé pour des émissions qu’on peut télécharger).

Enseignement « nomade » et très autonome    En version traditionnelle, le cours de Martin Richard suppose six heures de présence en amphi. Le contenu de l’Ipod Touch, lui, se résume à deux heures. On y trouve le cours en tant que tel présenté sous une forme dynamique, façon transparent sonorisé, avec de temps à autre un zoom sur l’enseignant effectuant une démonstration au tableau. S’ajoutent des exercices et une documentation de référence. « Nous n’avons surtout pas effectué de copier-coller du cours traditionnel », précise Martin Richard.
    L’enseignement « nomade » permet un enseignement à la fois très autonome. « Un point est fait après deux semaines d’auto-apprentissage. On se retrouve face à face pour éclaircir les points d’ombre. Des forums en ligne permettent en outre un contact permanent. Les étudiants peuvent poser des questions, échanger avec moi ou entre eux », indique le prof.
    Le module s’est achevé et l’heure est aux premiers bilans. Tri Thu Ho Tran, ingénieure en pédagogie au sein de l’établissement, a interrogé chacun des étudiants. « Ils sont tout simplement ravis et pas seulement grâce au côté ludique du Ipod. Le professeur a un autre rôle. Il perçoit mieux les difficultés rencontrées par les uns et les autres. Il peut mieux répondre aux attentes. »La décision n’est pas encore prise, mais il y a fort à parier que l’expérience sera reconduite et peut-être élargie l’an prochain. « Il n’est pas sûr que cela soit complètement généralisé un jour. Tout dépend des matières et des enseignants. Ce qui est possible en informatique ne l’est pas forcément en sociologie », estime Tri Thu Ho Tran.
   
En attendant, les Ipod sont revenus au bercail. Pas seulement avec les cours. Des étudiants ont utilisé le support pour enregistrer de la musique. La cerise sur le gâteau lorsqu’on a fini d’apprendre en cuisant les pâtes…Thierry BALLU.


 

Solucar, la tour solaire


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    En route depuis Madrid, les yeux un peu fatigués par les nuits passéesdans la voiture, nous rejoignons Valeriano Ruiz, professeur de thermodynamique à l’école d’ingénieurs de Séville. Un vrai espagnol. Souriant, coloré, bon vivant.
    Une personne vraiment extra d’une soixantaine d’années parlant très bien français. D’une poignée de main franche il nous lance un « c’est parti, on y va !».On reprend la route. Direction le nord de Séville. Disproportionnée, magnifique, irréelle, étrange. Après une trentaine de kilomètres, une tour blanche apparaît au loin sans qu’on ne sache encore bien ce qu’elle fait au beau milieu des champs d’oliviers! Bienvenue à Solucar. Un nom idéal pour un projet complètement fou au premier coup d’œil. De sa signification latine « lieu du soleil », l’Andalousie lui redonne tout son sens aujourd’hui. C’est ici qu’a grandi PS10, la première tour solaire appelée aussi champ d’héliostats à récepteur central… Un peu moins parlant !Ce sont en fait 624 immenses miroirs (10×12m) qui réfléchissent les rayons du soleil en un seul point situé tout en haut d’une tour de béton à plus de 115m du sol. En haut de cette tour, de l’eau est portée à l’état de vapeur grâce à cet apport de chaleur de tous les rayons concentrés par les miroirs. Cette vapeur est amenée vers des turbines au sol qui produisent par leur mouvement de l’énergie et donc de l’électricité. 11 MW au total. L’innovation ne vient pas du fait que la vapeur crée de l’énergie (cf. le train à vapeur !) mais de la réflexion de la lumière par tous ces miroirs qui la concentrent en un seul point. Cette idée a parcouru un long chemin. Passant de la recherche pure au prototypage pour aboutir à ce fabuleux bijou d’ingéniosité fonctionnant à merveille.30 ans ont été nécessaires aux espagnols pour développer cette technologie unique au monde. Une 2ème est en pleine construction juste à coté, PS20. 165mètres de haut, 2 fois plus de miroirs. Je vous laisse imaginer l’ampleur du chantier ! Elle devrait fonctionner en Août de cette année. Notre ami Valeriano en est fier. Il en est l’un des précurseurs. Il était de la partie il y a 30 ans quand tout n’était que croquis sur une simple nappe de papier. Il savoure nos yeux qui pétillent d’émerveillement.
    Derrière ce projet, des sous, beaucoup de sous. Des investisseurs privés, Abengoa, entreprise espagnole gérant toute la mise en place, le développement et la gestion des 2 centrales, des banques bien sûr et le public avec la région andalouse, l’Espagne et l’Europe.
    Le retour sur investissement est prévu au bout de 13 ans. Un projet lourd, à long terme mais qui a convaincu tous les politiques.
    Solucar, le lieu du soleil contient maintenant ces 2 tours géantes ainsi que d’autres technologies moins visibles qui sont testées (Sterling, photovoltaïque à miroirs…). Un immense laboratoire qui produira près de 300MW en 2013.S’ensuit un déjeuner de 3h ou Valeriano nous explique la politique énergétique de l’Espagne des 20 prochaines années. Les technologies qui montent, celles qui n’ont pas d’avenir… la rentabilité énergétique de chacune… On griffonne nos bloc notes sans arrêt, enchaînant les questions qui nous paraissent toutes plus idiotes les unes que les autres, mais qui nous sont indispensables pour comprendre !
    A Solucar, les plus grands de l’énergie solaire viennent observer de loin cette centrale solaire si particulière. Et nous, jeunes français tout juste diplômés, nous la visitons en détail avec un de ses créateurs et nous nous invitons en haut de la tour ! 

Le regard un peu étonné profitant de chaque seconde…

  

 

Gibraltar, à l’intérieur du rocher


        http://www.ciao.fr/General_Gibraltar__Avis_770257

    Certains des objets de curiosité les plus remarquables de Gibraltar se trouvent à l’intérieur du rocher où l’on peut visiter de nombreuses grottes naturelles.
La grotte Saint-Michel sert de salle de concerts et peut abriter jusqu’à six cents auditeurs ! Sous les faisceaux des projecteurs, les stalactites et les stalagmites revêtent de jolies teintes irisées.
    Un guide nous racontait que au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Anglais ont percé une cinquantaine de kilomètres de tunnels qu’ils utilisaient comme hôpitaux, casernes, dépôts de munitions et ateliers, formant une véritable ville souterraine. Certaines galeries servent de réservoirs. Chacun d’eux a 6,40 m de profondeur et est situé à plus de cent mètres au-dessus du niveau de la mer. Ils ont été creusés à la dynamite dans la pierre vive. Il y a en tout treize réservoirs ayant une capacité totale de 72 000 000 de litres d’eau. Pour nous donner une meilleure idée de leurs dimensions, le guide nous dit que pendant la guerre l’un d’eux avait servi de caserne à trois étages pour loger quatre cents soldats.

    Au moment de notre visite, il n’avait pas plu depuis plusieurs mois et bon nombre de ces réservoirs étaient vides et prêts à recevoir la pluie que l’on attendait.
“Deux centimètres et demi de pluie, nous expliquait le guide, donnent plus de trois millions de litres d’eau, quantité qui ne dure que trois jours cependant.”
Pour assurer l’approvisionnement de la colonie en eau potable on a donc creusé des puits et installé deux usines de dessalement de l’eau de mer.
En débouchant d’un tunnel sur le côté oriental du rocher, nous nous sommes trouvés au bord même de l’aire de captage de l’eau. À cet endroit 72 000 feuilles de métal ondulé, recouvrant une superficie de près de quatorze hectares, captent l’eau et la dirigent dans les réservoirs. C’est de cette façon qu’ils tirent avantage de la surface dénudée des pentes orientales.
En retournant par les tunnels nous nous sommes rendu compte que le rocher de Gibraltar n’est pas aussi fort qu’on pourrait le croire, parce qu’il n’est pas composé de granit mais de calcaire !
En plus, il est criblé de grottes, de réservoirs et de tunnels.

Bien sûr, Gibraltar est bien plus qu’un symbole, c’est la patrie de milliers de gens !

  

 

Agenda 21, un plan d’action pour le XXIe siècle


Par organisation le dimanche 27 janvier 2008, 16:36   
   
         Issu des décisions prises au Sommet de la Terre de l’ONU réuni à Rio en 1992, l’agenda 21 est le « Plan d’action pour le 21ème siècle » (littéralement : du latin « agere », agenda « ce qu’il convient de faire »).

    C’est un projet global qui invite les acteurs de la société à s’engager dans un programme d’actions à long terme, basé sur l’intégration des finalités du DD. C’est un outil qui doit permettre un développement intégré, solidaire et partagé, concourant à la modification des modes de production et de consommation des individus. Il doit être élaboré au sein des structures de manière à permettre l’information et la concertation la plus large possible.

    Il a vocation à répondre aux enjeux que sont:
  le développement humain dont la cohésion sociale, solidarité intergénérationnelle, diversité culturelle, lutte contre les discriminations, solidarité entre les territoires
   la préservation des ressources
   le réchauffement climatique
  la perte de biodiversité
  modes de production et de consommation responsables    
      Sa réussite est fondée sur la notion de « gouvernance » pour assurer la mobilisation et la participation de tous. Reconnaissance de l’expertise du vécu à côté de l’expertise du savoir . 
    
    Thierry ABALEA est directeur du Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) “Vallée de l’Elorn” à Loperhet depuis 1989. Les CPIE, regroupés au sein d’une Union Nationale, s’impliquent en partenariat avec l’ensemble des acteurs de leurs territoires dans le développement durable au service d’une gestion humaniste de l’environnement. Dans les CPIE, l’environnement est abordé selon une conception globale intégrant aussi bien les patrimoines naturels, bâtis ou culturels que les habitants avec leurs savoir-faire, leurs pratiques et leurs modes d’organisation.
    Dans ce cadre, le CPIE contribue à créer des comportements responsables vis à vis de notre cadre de vie en:
  Développant des actions de sensibilisation, d’éducation et de formation.
  Participant à la gestion et la valorisation des espaces naturels.
  Proposant des activités de loisirs et de découverte.


 

Acquisition stratégique de Suez en Espagne


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     Suez Environnement vient de faire l’acquisition de 33% du capital de la société espagnole Aguas de Valencia SA (AVSA) en charge de la gestion de l’eau de 3 millions de personnes dans la région de Valence. Au terme d’un accord avec le Groupe SAUR, Suez Environnement a racheté cette participation minoritaire dans AVSA pour un montant de 135 millions d’euros.
   
Avec une croissance de son chiffre d’affaires de 19% en 2006, Aguas de Valencia est un des 4 plus importants acteurs du marché de l’eau en Espagne. AVSA gère 175 contrats dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, dont celui de la ville de Valence, renouvelé en 2001 pour 50 ans, qui dessert un million de personnes.
Il s’agit d’une opération majeure sur un marché stratégique pour le Groupe” a déclaré Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ Environnement. “Nous souhaitons accompagner le développement d’Aguas de Valencia à travers un partenariat technique basé sur le partage du savoir-faire et de l’expertise de SUEZ Environnement. Cette entrée au capital est la traduction de notre souhait de mettre en place une collaboration opérationnelle créatrice de valeur pour la grande entreprise d’eau de la communauté de Valence“.
    
Après l’offre sur AGBAR, cette opération confirme la volonté de Suez Environnement de se renforcer sur le marché de l’eau en Espagne et plus largement dans les pays méditerranéens, et lui permet de poursuivre son développement international.L’opération sera financée par les ressources propres de Suez Environnement. Conformément à la réglementation en vigueur, l’information a été déposée à la CNMV. L’opération est soumise aux autorisations réglementaires usuelles. 


 

Déchets : Bordeaux convoite le clémenceau


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     Le port autonome de Bordeaux à Bassens, qui serait un des candidats potentiels pour accueillir le “Clémenceau” désormais appelé “coque Q790″, s’étonne du lobbying anti-français pratiqués par les belges.

    Alors que Veolia Propreté a annoncé vouloir créer une plateforme de valorisation des matières métalliques au sein du port autonome de Bordeaux, à Bassens, la rumeur d’une venue du “Clémenceau” enfle. Cependant, un article du quotidien “Nord-Eclair” a tendance à agacé les autorités locales.

    Marc Lassus, le président d’Europe et Environnement, et Dominque Nicolas, le secrétaire général d’Aquitaine Alternative, s’indignent dans les colonnes du quotidien “Sud-Ouest”. “Nous sommes stupéfaits par les propos tenus par le représentant du groupe belge Galloo, un des cinq retenus dans l’appel d’offres européen pour le démantèlement et le désamiantage du Clémenceau“. Dans “Nord-Eclair”, “le dirigeant (belge) prétend qu’il n’existe aucun site en France pour effectuer cette activité (…) Les ports français ont rejeté l’idée de faire de la démolition navale“.

  
    Un projet qui tient la route

    Les deux hommes précisent alors que “nous ne sommes pas là pour servir la soupe à Veolia mais le projet de Bordeaux-Bassens nous paraît aller dans le bon sens“. Et d’ajouter, “et les déchets belges, où vont-ils aller? (…) Après le Grenelle de l’environnement, l’État doit mettre en place une filière en France. Les partenaires de l’opération présentent des garanties de savoir-faire et de compétences“. Parmi ces partenaires, on compte Vinci, pour le désamiantage ou encore Europlasma, pour le traitement des déchets dangereux tels que l’amiante.

    Enfin, “Sud-Ouest” précise que diverses associations, ainsi que le maire de Bassens, Jean-Pierre Turon, ont déjà fait valoir leurs exigences en matière de “suivi médical fréquent du personnel“, “transparence“… Le projet soutenu par les maires des agglomérations voisines et la Région Aquitaine, serait porteur d’une cinquantaine d’emplois dans la région.


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